– – – Qu’est-ce que l’économie circulaire ? – – –

Avant de s’intéresser à l’Histoire de ce concept (car oui ! contre toute attente, sachez que cette notion est plus ancienne qu’on ne le pense!) commençons par mieux comprendre ce qu’il implique…

L’économie circulaire est un modèle de production et de consommation, qui consiste à partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler les produits et les matériaux existants le plus longtemps possible afin qu’ils conservent leur valeur. De cette façon, le cycle de vie des produits est étendu afin de réduire l’utilisation de matières premières et la production de déchets.

Elle s’oppose au modèle traditionnel appelé Economie Linéaire, encore largement dominant aujourd’hui :

L’économie circulaire se distingue totalement de cette logique. Elle cherche à fermer le cycle de vie des produits afin de limiter le gaspillage et de prolonger l’utilisation des ressources. Au lieu de jeter, on cherche à réutiliser, réparer, recycler et réintégrer les matériaux dans le cycle de production.

Ainsi, l’économie circulaire se construit comme un système complet et cohérent qui s’oppose à l’économie linéaire. Elle transforme la manière de produire et de consommer en intégrant les enjeux environnementaux dès le départ et en cherchant à boucler les cycles de vie des produits.

– – – Ses origines – – –

Retour sur les années 1970 : la notion d’économie circulaire fait irruption dans les travaux de David W. Pearce et Kerry R. Turner, deux économistes britanniques. Leur ambition ? Imaginer un modèle capable de produire tout en préservant les ressources et en limitant les déchets. 

Kerry R. Turner

Kerry R. Turner

Economiste et professeur à la School of Environmental Sciences, University of East Anglia

David W. Pearce

David W. Pearce

Economiste, auteur et professeur au département d’économie de l’University College London

Cette vision s’appuie sur trois axes structurants :

  • Réduire les déchets dès la source.
  • Revaloriser les matières premières via le recyclage.
  • Allonger la durée de vie des biens pour maximiser leur utilité.

Ce socle théorique séduit une génération de chercheurs, qui s’inspirent de ces principes pour bâtir des alternatives concrètes aux modèles existants. Face aux inquiétudes environnementales grandissantes, ces idées gagnent du terrain et s’ancrent dans la réflexion sur la gestion responsable des ressources.

L’impact des travaux de Pearce et Turner se fait ressentir dans la foulée du rapport Meadows, « The Limits to Growth » (1972), mettant en garde contre les excès d’une croissance aveugle, tributaire d’un modèle linéaire